PV 54 25 avril 2016
Article mis en ligne le 16 novembre 2017

Procès verbal du CA n°54 du 25 avril 2016

Présents : Eliane Keppens Marescaux, Jean Haquin, Etienne Bruneau, Yves Roberti Lintermans, Doris Köttgen, Laurent Ignoul, Marc Plainchamp, Ghislain De Roeck, Philippe Roberti, Guy Van Ael.

Excusés : Jean Laroche.

Invité : Yves Van Fraeyenhoven.

1. Approbation du PV du CA n°53 du 13 mars 2017
Le PV est approuvé.

2. Comptes bancaires
Pour éviter de devoir fournir la liste complète des membres du CA pour la gestion des comptes bancaire, actuellement le compte de La Poste, le CA décide de déléguer la gestion des comptes bancaires à la ou au Président(e), à la ou au Vice-Président(e), au secrétaire et au trésorier de l’association.

3. Assistants apicoles : recrutement de nouveaux assistants
Eliane a reçu deux demandes. L’AFSCA essaye de s’en passer. La liste des assistants sera transmise au CA.
Il serait intéressant d’organiser la formation en saison apicole pour permettre une formation plus pratique. Ce serait surtout utile pour les nouveaux.

4. Point dossiers européens : adultération
E. Bruneau relate la situation actuelle en matière d’adultération. Le Join Research Center de la Commission a publié son rapport qui se base sur une technique très performante (capacité de détection de dose de sucres allant de 1% à 3% pour les sucres non mélangés et à 10% pour les mélanges). Elle ne permet cependant pas de quantifier l’importance de l’ajout de sucres. Elle ne permet pas de détecter la récolte de miel non mature (nectar) dans les hausses de même que l’ultrafiltration. Les résultats indiquent que 20 % des miels européens et que seulement 10 % des mélanges de miels UE et non UE ou des mélanges de miels non UE, sont fraudés
On peut suspecter que les spécialistes de la chimie des sucres puissent composer des sirops qui passent au travers de cette analyse. Pour le moment, ce sont principalement les petits apiculteurs qui sont touchés. Le seuil d’adultération pourrait être fixé à 3 % pour éviter que de petites remontées de sirop ne soient pénalisées.
Il est très difficile pour les apiculteurs de savoir que des techniques comme l’ultrafiltration et ou la récolte de nectar non mature ne puissent pas être détectée bien qu’elles soient interdites.
Il faut attirer l’attention sur les risques liés aux remontées naturelles de sirops de nourrissement dans les hausses.
Les apiculteurs devraient pouvoir disposer de toutes les informations nécessaires sur les sirops qui sont commercialisé : plante d’origine, type de résidus présents, technique d’obtention du sirop…

5. Dossier COLOSS - AFSCA -SPF
Questionnaire COLOSS
Nombre de réponses approximative suite à la clôture de l’enquête : 370 réponses en Wallonie, 43 en Flandre, 16 dans la partie germanophone. Globalement on observe de 22 à 25 % de pertes mais elles peuvent être beaucoup plus importantes dans certaines zones (plus de 80 %)
Les recensements sont très utiles mais les coordonnées GPS suscitent chez les apiculteurs des craintes liées à une utilisation des données qui pourraient se retourner contre eux.

Cire adultérée
Le problème était plus important en Flandre qu’en Wallonie. Les quatre associations flamandes se sont réunies et ont demander au SPF comment mettre en place un protocole qui permette de lancer des alertes. Un contact a été pris avec le SPF (Monsieur Van Nevel) qui devrait organiser une réunion. Plusieurs questions restent ouvertes : comment aider les apiculteurs touchés ? Comment réagir plus vite en cas de problème que ce soit la cire, les sirops ?
Nous allons envoyer un courrier pour demander à ce que l’on soit convoqué à la réunion qui devrait se tenir prochainement sur ce thème.

Vespa velutina
Côté flamand, personne ne se charge du problème.
Côté wallon, des pièges ont été posés. Un Actu Api a été réalisé en collaboration avec les autorités.

Aethina tumida
Lors de Beecome qui s’est déroulé en Italie, deux journées ont été consacrées au petit coléoptère des ruches. Un document de recommandation a été validé par des scientifiques, des vétérinaires et des apiculteurs de terrain avec le conseil de plusieurs spécialistes de ce petit coléoptère.
La nouvelle proposition fait état d’une zone avec le coléoptère entourée d’une zone de protection de 10 km et d’une zone d’interdiction de transhumance internationale de 100 km.
Au niveau européen, rien n’impose l’éradication du parasite et il apparaît clairement que si l’on ne s’y prend pas dès l’arrivée du coléoptère, il n’est plus possible de l’éradiquer.
Il faudrait transmettre ce document à l’AFSCA en leur demandant de revoir leur proposition sur base de ces recommandation et d’envisager dès aujourd’hui unplan B ne faisant pas appel exclusivement à l’éradication des colonies.

6. Journée de présentation des projets touchant aux pollinisateurs
Plusieurs participants se sont inscrits à la manifestation. Faut-il faire un poster pour la FAB.
On pourrait faire un poster assez simple basé sur quelques questions qui ont été débattues par la FAB :
Abeilles mellifère, abeilles solitaires même combat
Mettre en évidence que le problème de compétition n’est pas la clé mais qu’il faut plutôt chercher la réponse aux problèmes dans la dégradation de l‘environnement : pesticides, raréfaction de la flore, intensification agricole…

Varroase, l’ennemi public n°1
La FAB a participé activement à la recherche de solutions pour donner aux apiculteurs un meilleur accès aux médicaments. Le travail sur la guidance vétérinaire illustre bien ce propos.
Le fait de faire état de la situation de terrain au niveau fédéral est aussi essentiel.

Les méfaits du marché international
Les problèmes d’adultération des produits de la ruche que ce soit le miel ou la cire sont repris ici.

7. Mise en application de la guidance vétérinaire
Un projet de soutien de la guidance volontaire pourrait éventuellement être soutenu par le ministère mais nous n’en avons aucune nouvelle aujourd’hui.

8. Problème de coexistence des abeilles
Yves Roberti explique ce qu’ils comptent faire à Bruxelles pour se défendre des accusations de problèmes de coexistence des abeilles mellifères avec les abeilles solitaires. Ils constituent un dossier pour leur permettre de répliquer aux attaques reçues dans ce domaine. Il y a une perte de confiance vis-à-vis de certains scientifiques ou d’associations de défense de la nature.
Les apiculteurs sont cependant des ambassadeurs de toutes les abeilles.
En zone germanophone et en Flandre, les apiculteurs ont également des difficultés avec l’implantation de leur station de fécondation en zone de réserve naturelle. Comment éviter de devoir déplacer les ruches en réserve naturelle ?

9. Divers
Le Varromed (acide oxalique, acide formique, propolis…) et le Polyvar yellow (flumétrine) sont agréés en Belgique.
Une analyse de loque américaine a été faite chez 20 apiculteurs près de la frontière allemande où un foyer avait été déclaré. Heureusement les résultats sont négatifs en Belgique.

10. Points à mettre à l’ordre du jour de la réunion du CA 55
1. Approbation du PV n°54 de la réunion du 25 avril 2017
2. Journée sur les projets abeilles
3. Réunion cires
4. Dossiers sanitaires : Aethina tumida, Vespa velutina, guidance vétérinaire
5. Point dossiers européens : réunion du COPA-COGECA, Bee Week
6. « Week van de bij » et « Semaine de l’abeille »
7. Divers
8. OJ prochaine réunion du CA 56

Prochaine réunion du CA 55 le lundi 19 juin